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Installer Archlinux ARM la Toshiba Folio 100 - Ep. 1 : Installation

Rédigé par Xavier - - 3 commentaires

Ma tablette, ma précieuse tablette Toshiba Folio 100 qui prend la poussière depuis longtemps. Trop lente et buguée malgré les différentes ROM android testées. Six mois après leur sortie, les tablette sont laissées à l'abandon par leur constructeur, il n'y a plus de mises à jour, et lorsque la nouvelle version d'Android requiert deux fois plus de ram pour faire la même chose il devient alors impossible de l'utiliser. Achetez une nouvelle tablette et c'est tout. L'obsolescence programmée dans toute sa splendeur, aidée par la trop grande rigidité des plateformes ARM comme nous allons le voir.

Pour en revenir à la Toshiba Folio 100, il est apparemment possible de faire fonctionner Fedora dessus comme le montre cette vidéo. Sur le forum XDA d'autres se sont attaqués à Archlinux. Cela rend cette tablette un peu plus intéressante, on peut enfin y caser un vrai système Linux, mais c'est très compliqué.

Voici mes notes sur l'installation d'Archlinux ARM sur votre Toshiba Folio 100.

Note importante

Dans cette première partie nous n'installerons rien en dur sur la tablette, donc pas de risque de break. Nous nous contenterons de booter un kernel avec fastboot, et monter un système de fichiers présent sur une carte sd ou une clé USB.

Principe

On va démarrer la tablette en mode fastboot puis lui injecter un kernel Linux qui va booter avec pour instruction de monter son root depuis une carte sd ou une clé USB. Le kernel est la partie délicate car il faut une version patchée pour le matériel, c'est d'ailleurs là qu'on se rend compte qu'ARM est chiant. Le seul kernel utilisable pour le moment est le 3.1.10, nous verrons comment le compiler et le charger.

Concernant la partie distribution, c'est un peu plus permissif. Nous allons extraire l'arborescence d'Archlinux ARM sur une carte sd formatée en ext4.

Pré requis

  • Une tablette Toshiba Folio 100 rootée
  • Un clavier USB branché sur la tablette
  • Une carte sd ou une clé USB d'au moins 2GB
  • Un ordinateur sous Linux avec un lecteur de cartes sd (sauf si vous choisissez la clé USB)
  • Un câble USB pour connecter l'ordinateur à la tablette

Procédure

1. Installation du système sur la carte SD

Commencez par insérer la carte sd ou la clé USB dans votre ordinateur. Ensuite localisez-là avec dmesg ou fdisk. Dans mon cas c'est /dev/sdb1. On formatte la carte en ext4 :

# mkfs.ext4 /dev/sdb1

2. Télécharger Archlinux ARM :

Il existe plusieurs versions d'Archlinux ARM. La plus appropriée pour la tablette est trimslice :

# wget http://archlinuxarm.org/os/ArchLinuxARM-trimslice-latest.tar.gz

Malheureusement il manque quelques composants utiles notamment pour le WiFi. Pour cela on va télécharger des paquets additionnels à l'adresse suivante : http://au.mirror.archlinuxarm.org/armv7h/core/. Donc ouvrez un navigateur web et enregistrez les paquets suivants : dhcpcd, iw, wireless-tools, libnl et wpa_supplicant.

Maintenant on va monter la carte sd, extraire l'arborescence Archlinux ARM et copier les paquets que nous installerons plus tard :

# mkdir /mnt/mmc
# mount /dev/sdb1 /mnt/mmc
# tar -xvzf ArchLinuxARM-trimslice-latest.tar.gz -C /mnt/mmc/
# cp dhcpcd-6.4.3-1-armv7h.pkg.tar.xz /mnt/mmc/root/
# cp libnl-3.2.24-1.1-armv7h.pkg.tar.xz /mnt/mmc/root/
# cp wpa_supplicant-2.2-2-armv7h.pkg.tar.xz /mnt/mmc/root/
# cp wireless_tools-30.pre9-1-armv7h.pkg.tar.xz /mnt/mmc/root/
# cp iw-3.14-1-armv7h.pkg.tar.xz /mnt/mmc/root/

3. Compiler un kernel bootable

Commencez par installer les outils de compilation croisée ainsi que git :

Pour Arch / Manjaro :

# pacman -S git arm-none-eabi-gcc

Pour Debian, voir ici (non testé).

Utilisez git pour récupérer les sources du kernel pour Toshiba (et similaires) :

# git clone https://github.com/DerArtem/android_kernel_toshiba_betelgeuse

Ouvrez un navigateur web et rendez-vous sur cette page pour y télécharger le fichier config_patch.txt.

Entrez ensuite dans le répertoire des sources de ce kernel. Ensuite nous allons patcher le .config (qui contient la liste des choses à compiler/mettre en modules) :

# cd android_kernel_toshiba_betelgeuse
# patch -p0 .config config_patch.txt

Lancez la compilation :

# export ARCH=arm
# export CROSS_COMPILE=arm-none-eabi-
# make
# make modules

Important : Installez les modules sur le système cible :

# make modules_install INSTALL_MOD_PATH=/mnt/mmc

Nous en avons terminé avec la carte sd. Vous pouvez la démonter à l'aide de la commande suivante :

# umount /dev/sdb1

Booter la tablette avec un kernel Linux

A partir de là on peut enfin booter notre tablette sous Arch. Pour cela il va nous falloir les android-tools, qui fournissent fastboot. Installez donc android-tools :

# pacman -S android-tools

Démarrez la tablette, avec la carte sd dedans, et quand le logo Toshiba apparait appuyez 3x Power + 1x Vol Up. Le système va alors se mettre en attente de réception de données :

Starting Fastboot USB download protocol, please execute 'fastboot' command

Sur l'ordinateur, relié en USB à la tablette, entrez la commande suivante :

# fastboot -i 0x955 -c "mem=448M@0M nvmem=64M@448M vmalloc=192M video=tegrafb usbcore.old_scheme_first=1 tegrapart=recovery:122000:a00:800,linux:a0e00:1000:800,loader:300:400:800,mbr:700:200:800,system:900:20000:800,cache:20900:80000:800,misc:a0900:400:800,userdata:a1f00:80000:800 boardtype=PR root=/dev/mmcblk1p1 rw usb-storage.delay_use=0 rootdelay=3" boot arch/arm/boot/zImage

Cette commande va injecter notre kernel avec quelques instructions, notamment celle d'utiliser /dev/mmcblk1p1 (la carte sd) comme root. Note : si vous utilisez une clé USB et non une carte sd, remplacez mmcblk1p1 par sda1. Si cela ne marche pas, tentez sdb1 (non testé).

Configurer ArchARM

Si tout va bien devriez obtenir un prompt sur la tablette. Utilisez le clavier USB et ouvrez une session avec l'identifiant + mot de passe 'root'. Passez le clavier en français :

# loadkeys fr

Maintenant installez wpa_supplicant et dhcpcd via les paquets récupérés tout à l'heure :

# cd /root
# pacman -U *.xz

Et voilà. Si tout s'est bien passé, vous devriez pouvoir connecter la tablette au WiFi grâce à la documentation wpa_supplicant. Vous pouvez désormais utiliser pacman pour installer des paquets.

Nous verrons plus tard comment installer un environnement graphique.

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J'ai sauvé un NAS Buffalo Linkstation Duo LS-WXL

Rédigé par Xavier - - aucun commentaire

Il y a quelques temps on m'a offert un NAS Buffalo LS-WXL qui contient deux disques de 1TB. Comme j'avais envie de m'amuser, j'ai pris les deux HDD et les ai mis dans un autre PC sur lequel j'ai installé FreeNAS, puis Openmediavault. Ces deux OS sont super, mais préférant la discrétion du LS-WXL, j'ai remis les disques dedans. Et c'est là que les ennuis ont commencé. En fait ce genre de NAS a la bonne idée de stocker son firmware sur les disques de données eux-même. Donc en formatant les disques, j'ai écrasé le firmware. Donc le NAS ne voulait plus booter.

Et après avoir pas mal galéré j'ai réussi à le remettre d'aplomb. Voici en gros la procédure à suivre :

  • Télécharger le firmware updater sur le site constructeur
  • Télécharger TFTP Boot Recovery
  • Brancher le NAS en direct sur un PC, paramétrer le PC en IP fixe 192.168.11.1
  • Exécuter TFTP Boot Recovery
  • Allumer électriquement le NAS
  • Appuyer 5 secondes sur le bouton fonction
  • Editer le fichier LSUpdater.ini
  • Modifier comme suivant :
  • [Flags]
    VersionCheck = 1
    NoFormatting = 1
    
    [SpecialFlags]
    Debug = 1
  • Passer votre PC en IP automatique (DHCP), il va se mettre en 169.x c'est nécessaire
  • Exécuter LSUpdater.exe
  • Faire clic droit sur la barre de titre puis passer en debug
  • Cocher toutes les cases
  • Cliquer sur OK, valider les différents messages.
  • Le NAS va finir par rebooter. S'il est à nouveau en erreur, reprenez la procédure du début.
  • S'il boote sans erreur, utilisez Nas navigator pour le trouver et le configurer
  • Profit.

Pfiou, un NAS sauvé. Et vu que ce NAS m'a causé pas mal d'ennuis, je vais émettre quelques critiques à son encontre :

  • Il est très lent au niveau des transferts, même sur un réseau Gigabit, je soupçonne l'utilisation d'une vieille version de Samba, je déconseille ce modèle. Pour comparer, avec FreeNAS je met ~6 heures pour transférer toutes mes données. Avec ce NAS c'est 21 heures !!!
  • Il ne supporte pas NFS
  • Il stocke son firmware sur les disques on ne peut donc pas les remplacer par des disques standard ou plus gros, ou alors il faut se taper la procédure d'urgence décrite dans cet article
  • J'ai testé la procédure avec des disques de 160GB, cela ne marche pas, ce qui m'amène à penser qu'il est configuré "en dur" pour utiliser des disques de 1TB uniquement

Bref si vous en avez la possibilité, faites-vous votre propre NAS sous FreeNAS ou Openmediavault, les performances et la souplesse sont à des années-lumière des modèles propriétaires du commerce.

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Debian 7 + Xen + Xapi + XenCenter HOWTO

Rédigé par Xavier - - 6 commentaires

En 2011 dans l'article XenServer : le Xen facile je présentais la solution XenServer de Citrix qui est un serveur Xen prêt à l'emploi doté d'une console de gestion graphique similaire à vsphere : XenCenter. Puis en 2014 j'ai découvert que Xen installé à la main sur Debian n'était pas si méchant que ça : Découverte de XEN sur Debian Wheezy. Eh bien il parait que l'on peut marier les deux. Installer une debian, Xen, puis la couche Xapi qui permet ensuite de se connecter soit avec Xencenter, soit avec openxenmanager.

Sur papier l'installation est rapide et simple, mais en pratique elle est plutôt laborieuse car il y a beaucoup de bugs qui font que ça ne marche pas du premier coup et qu'il faut chercher des solutions. Voilà donc étape par étape comment installer Xapi sur Debian 7 et s'y connecter avec XenCenter.

Installation de Xen

Jusque là, rien de compliqué. Il faut installer le paquet xen-hypervisor :

# apt-get install xen-hypervisor

Puis on va dire à grub de booter en priorité sur Xen :

# dpkg-divert --divert /etc/grub.d/08_linux_xen --rename /etc/grub.d/20_linux_xen
# update-grub

Puis, on reboote afin de démarrer sur Xen, c'est très important sinon la suite ne fonctionnera pas.

# reboot

Installation de xapi

Après avoir démarré en Xen, installez xcp-xapi :

# apt-get install xcp-xapi

Notez que des paquets de développement comme linux-image sont installés comme dépendances. C'est pour pouvoir compiler les modules d'openvswitch. Cette étape est faite avec dkms, elle est donc automatique et suivra les montées de version du kernel sans action de la part du sysadmin. Pour le gestionnaire de réseau XCP, il est plus simple de laisser bridge.

Note : vous allez obtenir quelques messages de fail, ignorez-les pour le moment.

On va spécifier à Xen d'utiliser xapi comme backend. Editez le fichier /etc/defaults/xen :

TOOLSTACK="xapi"

Maintenant on va configurer notre bridge. Editez le fichier /etc/network/interfaces et modifiez-le comme ceci :

auto lo
iface lo inet loopback

# allow-hotplug eth0
# iface eth0 inet dhcp

auto xenbr0
iface xenbr0 inet dhcp
  bridge_ports eth0

Note : oui, eth0 est désactivé. Mais xenbr0 va prendre le relai.

Maintenant, rebootez le serveur.

# reboot

Connexion XenCenter

Si votre système ne boote pas et bloque sur la configuration du réseau Xen, vous devez alors forcer le redémarrage puis booter en mode de dépannage sur grub. Puis refaites la configuration du réseau ci-dessus.

Maintenant que votre système est booté, ouvrez la console XenCenter sur une autre machine et tentez de vous connecter à votre serveur Debian :

Au bout de quelques instants on obtient l'erreur suivante :

Après avoir bataillé et surtout ragé parce que visiblement personne n'avait jamais rencontré ce problème alors que je le reproduits à volonté, j'ai enfin trouvé une solution sur ce thread d'un forum citrix. Il s'agit en fait d'un fichier .pem qui ne fonctionne pas bien et qu'il faut donc détruire :

# rm /etc/xcp/xapi-ssl.pem

Puis relancez le service xcp-xapi pour regénérer ce fichier :

# service xcp-xapi restart

Maintenant, tentez à nouveau de vous connecter avec Xencenter, cela doit fonctionner.

Et voilà !

Il faut savoir cependant que xencenter ne révèle son potentiel que sur une infrastructure composée de plusieurs serveurs. Les VM et les ISO ne peuvent pas être stockées sur l'hyperviseur il faut obligatoirement un datastore externe (iSCSI, CIFS ou NFS).

Aperçu de bhyve - Episode 2 vmrc

Rédigé par Xavier - - 3 commentaires

Dans l'article Aperçu de bhyve - Episode 1 vmrun.sh nous avons vu que bhyve est intéressant mais que le script vmrun.sh est trop limité pour pouvoir se faire plaisir. Nous allons voir si vmrc nous offre plus de possibilités ou non.

Installation de vmrc

Voyons si vmrc est disponible dans les dépôts pkgng :

# pkg search vmrc

Arf non :( ! Et visiblement il n'est pas non plus dans les ports. Il va falloir l'installer à la main. Bon, commençons par installer git :

# pkg install git

Puis récupérons les sources du projet :

# git clone https://github.com/michaeldexter/vmrc.git

Entrons dans le répertoire et installons le tout à l'aide des script install-vmrc.sh et install-templates.sh :

# cd vmrc
# ./install-vmrc.sh
# cd templates
# ./install-templates.sh

La documentation de vmrc recommande sysutils/grub2-bhyve pour les guest Linux :

# pkg install grub2-bhyve

Utilisation de vmrc

Création d'un guest FreeBSD

Dans le répertoire de vmrc récupéré par git (/root/vmrc dans notre exemple) se trouve le script mkvm.sh qui permet de choisir le type de vm dont on a besoin et d'en automatiser la création et l'installation. Exécutons mkvm.sh :

# cd /root/vmrc
# ./mkvm.sh

Nous pouvons alors choisir le type de VM que nous souhaitons créer :

Listing templates in /usr/local/vmrc/templates/

t_centos65              t_freebsd92stablezfs    t_pfsense-fetch.sh
t_freebsd10             t_freebsd92zfs          t_ubuntu1304
t_freebsd10malloc       t_freenas               t_ubuntu1310
t_freebsd10zfs          t_freenas-fetch.sh      virtio21pf
t_freebsd11current      t_master_template       virtio83
t_freebsd11currentzfs   t_openbsd               virtio83pf
t_freebsd92             t_openbsd-fetch.sh      virtio84
t_freebsd92stable       t_pfsense               virtio91

Enter a template to use:

Ici comme je veux une VM Freebsd classique j'ai sélectionné t_freebsd10 et validé. Ensuite on donne un nom à la vm, j'ai mis freebsd.

Enter a custom name without ID or leave blank to keep vm2
freebsd

Le script va créer un disque virtuel de 2G puis télécharger les différents sets (base.txz et kernel.txz) de FreeBSD pour les installer. Voyons maintenant si on peut booter. Pour cela on va utiliser le service vm qu'on doit activer dans le /etc/rc.conf.local :

vm_enable="YES"

Puis on démarre la vm :

# service vm start freebsd
vm: starting freebsd
vm: freebsd: no configuration file found: Skipping...

Wow ! Cela ne fonctionne pas ! Étrange. Jetons un œil au /usr/local/vmrc/vm :

# ls /usr/local/vmrc/vm/
freebsd2        openbsd01       vm0

Il semble qu'il ait décidé de nommer ma vm freebsd2. Je sens venir les confusions quand on commence à avoir beaucoup de vm, mais peut-être que j'aurais du choisir un autre nom. Bon, soit, utilisons freebsd2 :

# service vm start freebsd2
vm: starting freebsd2
starting freebsd2
Entering f_load()
Entering f_eptcheck()
Entering f_vmmcheck()
f_vmmcheck: vmm.ko kernel module not loaded. Loading...
f_netstart: bridgestp.ko kernel module not loaded. Loading...
f_netstart: if_bridge.ko kernel module not loaded. Loading...
f_netstart: if_tap.ko kernel module not loaded. Loading...
net.link.tap.up_on_open: 0 -> 1
Creating the bridge0 network interface.
Associating em0 with bridge0.
Running: ifconfig bridge0 addm em0 up
f_load: Attaching raw image /usr/local/vmrc/vm//freebsd2/freebsd2.img for fsck
f_load: DEBUG: disk image is /usr/local/vmrc/vm//freebsd2/freebsd2.img; vm_device is md1
f_load: fsck_ufs -y md1p2
** /dev/md1p2
** Last Mounted on /usr/local/vmrc/vm/freebsd2/mnt
** Phase 1 - Check Blocks and Sizes
** Phase 2 - Check Pathnames
** Phase 3 - Check Connectivity
** Phase 4 - Check Reference Counts
** Phase 5 - Check Cyl groups
13303 files, 139007 used, 368296 free (208 frags, 46011 blocks, 0.0% fragmentation)

***** FILE SYSTEM MARKED CLEAN *****
Entering f_mddestroy()
f_mddestroy: Destroying all memory devices associated with freebsd2
f_mddestroy: Destroying mdconfig device: md0
mdconfig: ioctl(/dev/mdctl): Device busy
f_mddestroy: Destroying mdconfig device: md1
f_load: Running the bhyveload command:
/usr/sbin/bhyveload -m 1024 -d /usr/local/vmrc/vm//freebsd2/freebsd2.img freebsd2
Consoles: userboot

FreeBSD/amd64 User boot, Revision 1.1
(root@snap.freebsd.org, Thu Jan 16 22:18:02 UTC 2014)
Loading /boot/defaults/loader.conf
can't find 'kernel'
-
can't load 'kernel'

Type '?' for a list of commands, 'help' for more detailed help.
OK

Bon, ça ne marche toujours, cependant je remarque les points suivants :

  • vmrc va monter les modules si nécessaires, comme vmm
  • vmrc vérifier le système de fichiers du disque virtuel avant de le monter
  • vmrc créé un bridge sur l'hôte, et ça c'est cool

Bon, changeons de tty (ctrl+alt+f2 ou alt+f2 pour vmware) et arrêtons la vm :

service vm stop freebsd2

Ensuite retournons en tty1 et voyons ce qui s'est passé. Analysons le contenu de /usr/local/vmrc/vm/freebsd2/mnt pour voir si le kernel est effectivement manquant (on remarque au passage que vmrc a la délicatesse de faire un point de montage, afin de voir depuis l'hôte ce qu'il y a dans le fichier freebsd2.img) :

# ls /usr/local/vmrc/vm/freebsd2/mnt/
.cshrc          bin             lib             proc            sys
.profile        boot            libexec         rescue          tmp
.snap           dev             media           root            usr
COPYRIGHT       etc

Hum, à première vue tout semble correct, mais il semble qu'un fichier kernel soit manquant dans boot/kernel.

Faisons une autre machine virtuelle pour voir, que nous nommons freetest :

# cd /root/vmrc
# ./mkvm

Bon on remarque qu'il la nomme freetest3. Aucune importance, démarrons cette VM

# service vm start freetest3
  ______               ____   _____ _____
 |  ____|             |  _ \ / ____|  __ \
 | |___ _ __ ___  ___ | |_) | (___ | |  | |
 |  ___| '__/ _ \/ _ \|  _ < \___ \| |  | |
 | |   | | |  __/  __/| |_) |____) | |__| |
 | |   | | |    |    ||     |      |      |
 |_|   |_|  \___|\___||____/|_____/|_____/    ```                        `
                                             s` `.....---.......--.```   -/
 +------------Welcome to FreeBSD-----------+ +o   .--`         /y:`      +.
 |                                         |  yo`:.            :o      `+-
 |  1. Boot Multi User [Enter]             |   y/               -/`   -o/
 |  2. Boot [S]ingle User                  |  .-                  ::/sy+:.
 |  3. [Esc]ape to loader prompt           |  /                     `--  /
 |  4. Reboot                              | `:                          :`
 |                                         | `:                          :`
 |  Options:                               |  /                          /
 |  5. Configure Boot [O]ptions...         |  .-                        -.
 |                                         |   --                      -.
 |                                         |    `:`                  `:`
 |                                         |      .--             `--.
 |                                         |         .---.....----.
 +-----------------------------------------+


Booting...
f_load: freetest3 appears to have loaded.
Entering f_boot()
f_boot: Starting VM Networking. "File exists" warnings are okay.
Running: ifconfig tap8030 create
ifconfig: create: bad value
Running: ifconfig bridge0 addm tap8030 up
ifconfig: BRDGADD tap8030: File exists
Checking for preflight script /usr/local/vmrc/vm//freetest3/freetest3.
preflight.sh

f_boot: Running the bhyveload command:
/usr/sbin/bhyveload -m 1024 -d /usr/local/vmrc/vm//freetest3/freetest3.img freetest3
f_boot: nmdm.ko is loaded.
f_boot: Booting freetest3 on console /dev/nmdm3A
root@FreeBSD:~/vmrc #

Cette fois, cela fonctionne. Donc pour une raison inconnue, la dernière fois l'installation du kernel ne s'est pas terminée correctement.

Connectons-nous à la console de freetest3 :

# service vm attach freetest3

On voit alors toute la séquence de démarrage, puis on arrive au login :

Thu Jul 24 07:21:19 PDT 2014

FreeBSD/amd64 (bhyve) (console)

login:

Question idiote : quel est le mot de passe root défini par mkvm ? Apparemment ce n'est pas root, ce n'est pas vide, ce n'est pas le nom de la vm. Et les instructions ne disent rien à ce sujet. Passons sur le tty2 (ctrl+alt+f2 ou alt+f2) et jetons un œil au script lui-même :

# cat /usr/local/vmrc/templates/t_freebsd10 | grep password
vm_password="bsd" # VM password (clear text for now) (FreeBSD only)

Voilà ! Le mot de passe root est bsd !

Voyons si la connexion à internet fonctionne :

# ping 8.8.8.8

Hum ! Apparemment non ! Essayons de voir pourquoi :

# cat /etc/rc.conf
[...]
ifconfig_vtnet0="192.168.2.210 netmask 255.255.255.0"
defaultrouter="192.168.2.1"
[...]

Hum, ce sous-réseau ne correspond pas au réseau de l'hôte (192.168.232.0/24), donc à moins qu'il y ait du NAT cela ne peut pas marcher aussi facilement. Sur l'hôte, la commande pfctl -sr m'indique que pf ne fonctionne pas. Donc pas de NAT. Jetons un œil au /usr/local/vmrc/vm/freetest3/freetest3.conf :

[...]
vm_ipv4="192.168.2.210"  # VM IPv4 address (blank for DHCP) (FreeBSD only)
vm_gw="192.168.2.1"      # VM IPv4 gateway (FreeBSD only)
[...]

Donc modifions cela pour spécifier une adresse sur la même plage que l'hôte, en partant du principe que vmrc active un bridge :

[...]
vm_ipv4="192.168.232.210"  # VM IPv4 address (blank for DHCP) (FreeBSD only)
vm_gw="192.168.232.1"      # VM IPv4 gateway (FreeBSD only)
[...]

Puis redémarrons la VM :

# service vm restart freetest3

Entrons dans la VM et modifions son /etc/rc.conf :

ifconfig_vtnet0="192.168.232.210 netmask 255.255.255.0"
defaultrouter="192.168.232.1"

Relançons le réseau :

# service netif restart

Lançons maintenant un ping vers internet :

# ping 8.8.8.8

Hum, encore une fois, cela ne marche pas. Essayons un ping vers 192.168.232.1, la passerelle vmware :

 # ping 192.168.232.1
PING 192.168.232.1 (192.168.232.1): 56 data bytes
64 bytes from 192.168.232.1: icmp_seq=0 ttl=128 time=2.127 ms

Cette fois ça fonctionne !

Donc dans mon cas pas d'accès à internet, mais j’émets l'hypothèse suivante : c'est VMware qui refuse les paquets venant de mon bridge.

Le bilan est déjà beaucoup plus positif qu'avec vmrun.sh. Nous sommes parvenus à installer - très facilement - et à faire fonctionner un guest FreeBSD10. Nous n'avons pas pu utiliser le réseau, mais nous n'étions pas loin.

Guest Linux

Reprenons notre ISO de debian, debian-7.6.0-amd64-netinst.iso, et voyons si vmrc va réussir à la booter et à installer un système invité debian. Jetons un œil aux templates :

 # ls /usr/local/vmrc/templates/
t_centos65              t_freebsd92stablezfs    t_pfsense-fetch.sh
t_freebsd10             t_freebsd92zfs          t_ubuntu1304
t_freebsd10malloc       t_freenas               t_ubuntu1310
t_freebsd10zfs          t_freenas-fetch.sh      virtio21pf
t_freebsd11current      t_master_template       virtio83
t_freebsd11currentzfs   t_openbsd               virtio83pf
t_freebsd92             t_openbsd-fetch.sh      virtio84
t_freebsd92stable       t_pfsense               virtio91

Pas de template pour debian :( mais comme je suis fou, je vais prendre le template t_ubuntu1304 et le modifier pour Debian. Je commence par le dupliquer :

# cd /usr/local/vmrc/templates
# cp t_ubuntu1304 t_debian76

Puis j'édite mon template :

# My awesome debian template

vm_cpus="1"              # Number of VM virtual CPUs (max 16)
vm_ram="256"            # VM RAM Allocation in MB
vm_console="nmdm"       # stdio, nmdm, tmux or tmux-detached (sysutils/tmux)
vm_os_type="linux"       # freebsd, openbsd, or linux
vm_os_ver="debian7.6"  # Exact OS version if auto-fetching
vm_dev_layout="gpt"      # "gpt" or "mbr" volume layout (FreeBSD only)
vm_dev_type="img"        # "img" for image, "zvol" or blank for other device
vm_device=""             # An existing device (sans /dev/) i.e. "ada1"
vm_dev_size="10G"         # M or G for raw "img" volumes
vm_hostname=""           # VM hostname (FreeBSD only)
vm_timezone=""           # VM timezone (FreeBSD only)
vm_ipv4_addr=""          # Experimental for jail use
vm_searchdomain=""       # (FreeBSD only) Commented out below
vm_dns_addr=""           # (FreeBSD only) Commented out below
dist_site=""             # Hostname and directory for binary distribution sets
iso_site="http://cdimage.debian.org/debian-cd/7.6.0/amd64/iso-cd/"
                         # Hostname and directory for ISO image
iso_img="debian-7.6.0-amd64-netinst.iso"
                         # ISO filename for remote fetch
grub_boot_cmd="/usr/local/sbin/grub-bhyve -r hd0,msdos1 -m ${host_vmroot}/${vm_name}/device.map -M $vm_
ram $vm_name"
                         # grub-bhyve command to boot from IMG
grub_iso_cmd="/usr/local/sbin/grub-bhyve -r cd0 -m ${host_vmroot}/${vm_name}/device.map -M $vm_ram $vm_
name"
                         # grub-bhyve command to boot from ISO
vm_hostbridge=""         # "amd_" for the AMD hostbridge
bhyve_flags=""           # Additional bhyve(8) flags
virtio_type="virtio-blk" # "ahci-hd" or "virtio-blk"

Ensuite on lance la création de la vm que je vais nommer debian:

# cd /root/vmrc
# ./mkvm.sh

Durant la création de la VM, j'obtiens beaucoup d'erreurs de ce type :

No such file or directory

Je remarque que le template semble se comporter comme pour un guest FreeBSD car je vois passer du loader.conf. Même problème si j'utilise les templates ubuntu fournis. Sont-ils bugués ? Bon, la documentation dit qu'après avoir provisionné la vm, il faut utiliser une commande particulière pour la démarrer vu qu'on utilise une iso. On va partir du principe que le provisionnement est fait et lancer la fameuse commande :

# /usr/local/etc/rc.d/vm iso debian0
vm: booting the ISO for VM  debian0
Entering f_grubcheck()
Entering f_tmuxcheck()
Entering f_eptcheck()
Entering f_vmmcheck()
f_vmmcheck: vmm.ko is loaded.
f_netstart: bridgestp.ko is loaded.
f_netstart: if_bridge.ko is loaded.
f_netstart: if_tap.ko is loaded.
f_netstart: bridge0 exists.
        member: em0 flags=143
f_netstart: em0 is assoc. with host0.
Entering f_iso()
f_iso: /usr/local/vmrc/vm//debian0/debian0.img found.
f_iso: Checking for /usr/local/vmrc/distributions//debian7.6/
f_iso: Checking for /usr/local/vmrc/vm//debian0/debian0.iso
f_iso: Fetching debian-7.6.0-amd64-netinst.iso
/usr/local/vmrc/distributions//debian7.6//debi100% of  222 MB 2520 kBps 01m30s
f_iso: Copying debian-7.6.0-amd64-netinst.iso to /usr/local/vmrc/vm//debian0/debian0.iso
Copying debian-7.6.0-amd64-netinst.iso to /usr/local/vmrc/vm//debian0/debian0.iso
f_iso: Creating /usr/local/vmrc/vm//debian0/device.map
(hd0) /usr/local/vmrc/vm//debian0/debian0.img
(cd0) /usr/local/vmrc/vm//debian0/debian0.iso
f_iso: Running the ISO grub command:
/usr/local/sbin/grub-bhyve -r cd0 -m /usr/local/vmrc//debian0/device.map -M 256 debian0
Could not create VM debian0
Error in initializing VM
funcname: Calling f_boot
Entering f_boot()
f_boot: debian0 is not loaded. Skipping...

Fail... encore une fois, pas moyen de démarrer Linux. Mais j'ai l'impression que cette fois le problème est localisé sur grub2-bhyve, car vmrc a bien téléchargé l'iso et commandé l'exécution de la vm.

L'article étant assez long, on va s'arrêter là.

Crashes et incidents

J'ai observé plusieurs crashes ou comportements étranges avec FreeBSD. J'ai rencontré des freezes du système, mais le bug le plus ennuyeux et le plus fréquent est celui de l'auto-démarrage des vm. En effet, puisqu'on a ajouté vm_enable="YES" au rc.conf.local , les vm sont lancées au démarrage de l'hôte. En soit ce n'est pas grave, sauf que les vm se lancent au premier plan, et bloquent systématiquement sur le bootloader. A ce stade aucune frappe clavier ne peut être prise en compte. Il faut donc redémarrer FreeBSD directement dans la console vmware et appuyer sur CTRL+c au boot pour annuler le lancement des vm. C'est un bug critique et très embêtant qui retire toute possibilité d'utiliser vmrc en production pour le moment. J'ai également fait face à un autre problème étrange : le mot de passe root de l'hôte qui saute. Parfois, après un reboot ou le lancement d'une vm, je suis dans l'incapacité de me logger en root sur l'hote, que ce soit en direct ou en SSH, car le mot de passe est refusé. Je n'ai pas d'autre solution que de me réinitialiser ou charger un snapshot VMware pour revenir en arrière.

Conclusion

vmrc apporte beaucoup par rapport au script vmrun.sh puisqu'il permet d'automatiser l'installation des vm, à la manière de lxc ou ezjail, ce qui nous facilite assez la vie. Cependant seuls les templates FreeBSD semblent fonctionnels et je n'ai toujours pas pu démarrer un guest Linux. Pas d'accès au réseau non plus mais je ne tire pas de conclusions sur ce point. Enfin on sent le côté expérimental de vmrc avec des bugs critiques au démarrage de l'hôte notamment, qui empêchent toute utilisation en production pour le moment. J'essaie de contacter l'auteur de vmrc pour obtenir de l'aide sur ce point. vmrc est un projet intéressant à suivre.

Dans le prochain

Retour sur Debian GNU/kFreeBSD dans une jail FreeBSD

Rédigé par Xavier - - 5 commentaires

Dans un précédent article j'ai résumé comment installer Debian GNU/kFreeBSD Wheezy dans une jail FreeBSD 10 et indiqué que j'avais migré le serveur hébergeant mon blog : Maniatux.fr : Debian GNU/kFreeBSD + IPv6 . Voici un petit retour d'expérience sur Debian GNU/kFreeBSD, que j'appellerai kfreebsd parce que c'est plus court.

Tout d'abord il vaut mieux utiliser la branche Jessie, et pas Wheezy car il y a quelques bugs gênants comme OpenSSH qui ne fonctionne pas à moins de devoir faire pas mal de bidouilles sur l'hôte. De plus la branche kfreebsd de Jessie est développée sur un kernel FreeBSD10, alors que pour Wheezy c'est un FreeBSD8, on s'assure donc en théorie une meilleure compatibilité.

Maniatux tournait sur une jail FreeBSD avec nginx et php_fpm compilés à partir des ports. Suite au passage en kfreebsd, avec toujours nginx et php5-fpm à partir d'apt-get, j'ai noté une baisse des performances d'affichage de mes pages, et une hausse du load average sur mon serveur. C'est très faible mais tout de même notable à l'utilisation. La commande top semble indiquer que c'est php5-fpm qui est le plus gourmand de tous, la version fournie par debian n'étant probablement pas la même que dans les ports.

A propos de la commande top, l'indicateur d'utilisation de la ram ne semble plus fiable avec des jails sous kfreebsd. Par exemple si je lance htop dans ma jail kfreebsd, il m'indique que le système utilise 120Mo de ram. Si j'installe htop directement sur l'hôte et l'exécute, il n'indique que ~30Mo. Dans la jail kfreebsd il n'est pas évident d'utiliser df car il faut exécuter une commande permettant d'extraire les informations de /proc/mounts et le résultat n'est pas toujours optimal.

Si on met de côté ces quelques points, mon impression est plutôt positive. Debian (le projet) a fait un super travail en portant son système d'exploitation sur FreeBSD, et cela n'a pas été fait à la va vite. Il y a véritablement un support suivi et cela prouve une fois de plus que Debian est une distribution de référence.