L'anglais en France
Classé dans : Réflexions | 5 commentaires | publié le 25 janvier 2011

LeMonde.fr a publié un article très intéressant: South Park et Harry Potter ont été plus efficaces que 9 ans de cours d'anglais

Mon impression est globalement la même que les gens dans l'article. En cours d'anglais, je n'ai jamais progressé. Personne dans la classe n'aurait pu discuter avec un anglophone. C'était une vraie perte de temps:

  • Beaucoup de théorie, pas de pratique
  • Des contrôles sur la connaissance du cours (le "par cœur") et non de la langue elle-même
  • Des lectures ou traductions de textes inintéressants
  • Des films stupides (sitcom avec des rires de gens) sans sous titres, impossibles à comprendre à notre niveau
  • Des écoutes de sketches ennuyeux sur des magnétophones de mauvaise qualité
  • Pas de dialogue avec des anglais (c'est comme apprendre l'informatique sans toucher à un ordinateur)

Quand j'étais au collège dans les années 2000, je me souviens avoir demandé à mes profs d'anglais pourquoi nous n'utilisions pas la salle informatique toute neuve reliée à internet et équipée de casques+micros pour dialoguer avec des classes en Angleterre. On m'avait répondu que ce n'était "pas possible". Cela me frustre encore aujourd'hui. Par la suite, au Lycée, j'ai reposé la question... et on m'a répondu la même chose.

Et puis, en 2005, tout a changé pour moi. Mes parents ont pris un accès à internet pour la maison (et oui, avant j'étais isolé...) ce qui m'a permis de visionner énormément de séries en VOSTFR (Stargate, Nip Tuck, The4400, Battlestar Galactica, South Park et j'en oublie). J'ai également visité beaucoup de sites web et forums anglophones. Et puis j'ai eu la chance de pouvoir discuter pendant quelques mois avec une étudiante en Angleterre. Elle me parlait en français et je lui répondais en anglais. Nous nous corrigions mutuellement. Il n'y avait pas de sujet imposé, nous nous racontions nos vies, nos peines ou nos joies, nos centres d'intérêts, des discussions normales d'amis. Bref mon niveau a commencé à monter en flèche, au point de n'avoir que des 16 et 18 en contrôles d'anglais, et que l'enseignante me demande pourquoi j'avais un tel écart avec le reste de la classe.

Ma réponse était simple: j'ai accès à un formidable outil de communication mondial qui me permet de m'immerger dans un univers anglophone et de pratiquer. J'ai accès à des contenus culturels ou divertissants qui me motivent à apprendre. Je peux parler avec des gens à l'autre bout de la terre dans leur langue.

Et aujourd'hui j'ai plutôt un bon niveau. Je suis en confiance pour pratiquer. Je suis capable de regarder un épisode de Futurama en anglais sans les sous-titres. Sans être parfaitement bilingue, je peux comprendre la majorité des conversations, y participer, je rédige même des articles sur ce blog en anglais. J'ai récemment passé le TOEIC (examen international évaluant le niveau d'anglais) et ait obtenu 775.

Ma conclusion de tout ça, c'est que l'anglais a l'école a été démotivant pour moi, ennuyeux, parce qu'ancré dans des méthodes préhistoriques et dépassées qui n'exploitent pas du tout les moyens de communication actuels. J'ai peur que pour remédier à cela il fallait bouleverser le système scolaire, mais aussi notre environnement culturel.

La guerre des navigateurs Web
Classé dans : Internet | aucun commentaire | publié le 12 janvier 2011

Si vous vous ennuyez, que vous n'avez pas de film à regarder ou de jeu à compléter, je vous propose un peu de lecture. C'est l'histoire du web des années 90 à aujourd'hui. Et c'est un peu comme StarWars, avec l'empire obscur finissant par dominer tout le monde, mais qui décroit petit à petit lorsqu'un nouvel espoir fini par arriver.

L'histoire commence aux débuts du Web, avec le navigateur Mosaic bientôt suplanté par Netscape. Puis arriva Internet Explorer, implanté quasiment de force dans tous les ordinateurs par Microsoft tout en prenant soin de fusiller les principales sources de revenus des développeurs de Netscape... il en résultat la domination inévitable de Internet Explorer avec plus de 90% de parts de marché au début des années 2000... mais l'histoire n'est pas terminée, la tendance s'inversant rapidement avec Firefox et Chrome...

LIRE L'HISTOIRE: LA GUERRE DES NAVIGATEURS

Debian + RAID Software
Classé dans : Serveur, RAID | 3 commentaires | publié le 31 décembre 2010

Suite à mon article expliquant ma défaite vis à vis de ZFS, j'ai appris à configurer et gérer un RAID1 logiciel sous debian. Voici mon retour d'expérience et un petit tutoriel.

La documentation relative à la construction d'un RAID logiciel avec dmraid sur Linux est assez indigeste, surtout vis à vis des soucis avec GRUB. Heureusement, beaucoup de distributions offrent des assistants pour créer ce RAID, comme debian, ubuntu, RedHat, Fedora, CentOS... En prime, GRUB2 peut booter sans soucis sur du RAID. Pour ma part j'ai retenu debian (pour des raisons probablement trollesques, surtout vis à vis de SELinux, que je détaillerai pas ici).

Lire la suite de Debian + RAID Software

Mon échec avec ZFS et découverte du RAID logiciel sur Debian
Classé dans : Serveur, RAID | aucun commentaire | publié le 31 décembre 2010

ZFS ne pourra jamais fonctionner sur mon serveur de fichiers, c'est la conclusion triste que j'en tire après divers essais. La faiblesse du processeur et le manque de RAM sont en cause. Si je comprends l'intérêt de ZFS dans les Datacenter, je crois que pour une utilisation personnelle les inconvénients surpassent les avantages. En effet, un PC puissant demande un investissement considérable (surtout pour les Go de ram) et aussi une consommation accrue. Tout ça... pour un serveurs de fichiers?

C'est donc avec le goût de la défaite que je me suis rabattu sur le RAID logiciel de Debian. Il y a plusieurs distributions qui proposent la configuration facilité du RAID lors de l'installation, en voici quelques unes:

  • Debian/Ubuntu
  • CentOS/RedHat
  • Fedora

Pour des raisons personnelles et trollesques (notamment par rapport à SELinux) j'ai choisi Debian. L'installation détaillée fera l'objet d'un article très prochainement. Alors oui, c'est moins pratique que ZFS puisqu'on rajoute une couche logicielle entre les disques et le partitionnement. Néanmoins cela fonctionne plutôt bien. Il est bien sûr possible de visualiser l'état des grappes, la durée de reconstruction lorsque l'on change un disque, et recevoir des alertes par email. Debian propose les modes RAID0, 1, 5, 6 et 10.

Anecdote

Pour tester si mon RAID1 logiciel fonctionnait, j'ai débranché un disque dur et ait démarré l'ordinateur. Cela fonctionnait bien donc j'ai éteint la machine et rebranché le disque. Par la suite, j'ai chargé énormément de fichiers sur ce serveur (environ 600Go). Après avoir appris à utiliser les outils de monitoring, je me suis rendu compte que le disque débranché puis rebranché au début avait provoqué une erreur non résolue dans la grappe! En fait, il a été exclu de la grappe, probablement pour éviter les problèmes dus à la désynchronisation. J'ai donc du le réinsérer et lancer le processus de reconstruction qui dura environ 2 heures.

Donc moralité, si vous vous amusez à débrancher un disque pour tester le fonctionnement de votre RAID, il ne faut pas oublie de le remettre dans la grappe après l'avoir rebranché.

Prédictions pour 2011
Classé dans : Divers | 2 commentaires | publié le 31 décembre 2010

Android sera infesté de virus

Pourquoi? Tout simplement pour deux raisons:

  • Son appropriation par un public néophyte, des cibles faciles et nombreuses.
  • Le nombre de logiciels croissants à télécharger à droite à gauche sur le web.

Si les plateformes Linux ont la réputation d'être épargnées par les virus, c'est parce que les distributions utilisent un système de dépôts sécurisés dans lequel nous venons puiser nos logiciels. Ces logiciels sont compilés par l'éditeur ou la communauté, et leur code peut être passé au crible. Ce n'est pas le cas sur Android (sauf avec le Market, mais les logiciels gratuits, non libres et bourrés de pub présentent autant de risques). D'où ma prédiction que l'explosion de la popularité d'Android entraînera des risques.

Les français vont revenir au P2P

Depuis que l'Hadopi surveille le P2P, les français ont migré massivement vers des services tels que Megaupload. Cependant c'est une mauvaise solution, déjà en raison de l'engorgement des réseaux surtout chez certains FAI (le débit tombe parfois à 10ko/s selon les périodes) mais ensuite car cette entité unique tombera rapidement sous le joug de la censure et de la surveillance (on peut s'attendre à un mélange Hadopi/Loppsi). Et si Hadopi3 imposait à Megaupload de fournir les logs de connexion relatifs aux fichiers piratés?

Mon avis est que la masse reviendra vers le P2P, impossible à censurer. Tout cela au travers de services VPN.